Crédits

Code + design :Jules Vaulont

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Une ville nouvelle

"Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville
Change plus vite, hélas ! que le coeur d'un mortel)" CB


(Travail en cours)

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Imparfait

Les saynètes regroupées dans la série Imparfait (2015) ont été prises durant des reconstitutions historiques. Elles donnent à voir une vision factuellement incohérente de l’Histoire : un soldat GI regarde l’écran de son reflex numérique, un tankiste SS écrit un texto ou des artilleurs russes préparent leurs canons devant un lotissement pavillonnaire.

En tant que photographe-direct, c’est à travers un réel en réparation qu’il m’a été possible de confronter au sein de la représentation des signes de différentes temporalités afin de construire la série sur un fil anachronique et d’exploiter cette imperfection pour désamorcer la souveraineté du sujet sur mon approche et rendre visible l’aspect perfectible, inachevé, inhérent à toute image ; quelque chose dans ces photographies semble faire retour sur la notion qu’une véracité serait garantie par le processus de transcription mécanique.

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Calais

La série Calais (2012) regroupe essentiellement des paysages où la présence des migrants est suggérée par différents indices : des couvertures dans les dunes, des passages dans les taillis, des vêtements abandonnés ou encore des vestiges de leurs abris dans la jungle. Il m’a semblé juste de rendre compte de leur exclusion par l’absence de leurs corps au sein de la représentation.

J’adopte ainsi une stratégie du détachement me permettant de m’engager tout en restant en marge des pièges de la réthorique sentimentaliste et moralisatrice de la photographie humanitaire, laissant ainsi intact l’anonymat qui les protège et qui, paradoxalement, donne à voir l’injonction d’invisibilité que notre société leur impose.

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Intérieurs

Vues des intérieurs de l'abbaye Notre Dame du Bec-hellouin (2011).

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Classé sans suite

Classé sans suite (2009) rassemble une sélection de mes premières photographies prises en Arménie et au Haut-Karabkh où je décide de partir suite à un stage à l’agence Magnum Photos.

Cette région libérée de l’influence soviétique dans la décennie qui suivit la chute du mur de Berlin est maintenant livrée à elle-même ; les habitants occupent un territoire largement composé d’infrastructures soviétiques en ruine.

Les photos de cette série sont captives de l’influences des images de Magnum à travers desquelles j’ai découvert la photographie, à savoir des images de photoreportage prises à main levée et composées avec la lumière ambiante sur film négatif 35 mm noir et blanc. Dans un élan mimétique lié à mon apprentissage, je voulais essayer de reproduire une certaine vision traditionnelle du reportage, qualifiée plus généralement d’humaniste, et m’assurer que ce type d'image pouvait bel et bien être prélevé de la réalité.

Série exposée dans le cadre du Festival Voies Off aux Rencontres d'Arles 2009.